La vie.

22082011

Une chance formidable, ou une pesante responsabilité contrainte? Probablement un mélange des deux, que chacun équilibre selon des choix plus ou moins volontaires et  des possibilités plus ou moins étendues. On pourrait résumer vulgairement cet équilibre à une interaction entre libre-arbitre et position sociale. L’un n’étant pas facteur d’exclusion de l’autre.

Il n’est pas du tout certain que beaucoup d’entre nous arrivent à concilier les deux de façon harmonieuse. L’impression générale est plutôt un nombre incommensurable de tentative individuelle ou collective pour se dépatauger au milieu de ces deux notions pour le moins précaires.

Ma tentative personnelle dans tout ça (mon installation en Thaïlande par exemple)  de ce point de vue était un échec puisque je me retrouve à nouveau en France pour quelque temps. Néanmoins l’idée était bonne, et le projet marche bien. Ce n’était finalement pas encore l’équilibre me convenant pour envisager sereinement le restant de ma vie ou tout au moins une partie. J’ai quand même le sentiment global de me rapprocher de ce qui me correspond, ce qui me définit, ce que je suis, et ce que j’aimerais être; C’est à dire en gros, vivre loin de la société de consommation, au soleil, bien manger, et avec des gens souriants. Bref une vie simple, et saine. Si je reprends mon idée de départ, la balance pencherait fortement du côté « chance formidable », tout en assumant plus tranquillement ce qu’il reste de « responsabilités imposées ».

La vie en occident n’a plus rien de naturel, on fait fausse route. J’ai même envie de pousser la provocation un peu plus loin pour les plus septiques en affirmant que cela ne fait aucun doute. La vie n’a plus rien de simple, ni plus rien de sain. L’alimentation non plus, pas plus que le comportement des gens. Certains effets secondaires de notre choix de société empirent rapidement. Il va falloir se reprendre en main. Je ne m’évertuerai pas à donner d’exemples, cela me semble bien inutile. Chacun choisit d’interpréter ce qu’il  y a devant ses yeux.

Je ne sais pas si ce blog continuera ou pas. Les mises à jours ont été très rares ces derniers temps, et mes photos encore plus. L’avenir nous en dira certainement plus. Mon projet de tour du monde en voilier s’éloigne, et n’apparaît malheureusement plus que comme un rêve utopique.

J’aimerais pousser l’exploration du monde plus loin, des fois que je tombe sur un endroit où l’harmonie coule de source, mais il y a urgence pour moi de rétablir mon équilibre qui est biaisé depuis trop longtemps.

Pour clore cette pensée d’une utilité discutable, deux photos méritant réflexion…  (Cliquez dessus pour les agrandir)

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Ici, 4 visions différentes de la vie: Amusé, Etonné, Désabusé, et révolté. (probablement l’une de mes photos préférées au passage)

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Mais ici, quelle vision est-ce?




Home sweet home

12022011

Ben me voilà chez moi depuis 3 semaines déjà. L’installation est finie, même si l’on manque de fournitures comparé à la taille de l’immeuble.C’est bien agréable d’avoir un chez soi, d’autant que tout se passe au mieux pour le moment.

Ha oui, … sauf peut-être la langue qui me pose pas mal de problèmes, et beaucoup de frustration: de ne pouvoir comprendre et parler suffisamment. Mais j’ai déjà retourné le sablier. Ça finira bien par rentrer.

 

D’autres nouvelles quand l’inspiration sera plus grande.
 




Premiers sourires, premiers moustiques.

17012011

Un petit mal pour un grand bien.

 

Je m’étais engagé à donner des nouvelles rapidement, donc en voilà:

  • D’abord le trajet,

Une petite frayeur en arrivant à la gare SNCF puisque mon premier train avait déjà 25 minutes de retard. En arrivant à Lyon, j’ai pu voir ma correspondance partir, sans moi. Avant de cracher sur la Société Nationale des Chemins de Fers, je précise qu’ils m’ont directement passé sur le TGV suivant, surclassé en 1ère classe, et j’étais toujours dans les temps pour mon avion (si j’avais eu besoin de 26 heures pour ce trajet, mon discours aurait probablement été différent). Le reste du parcours se déroulera sans accrocs.

Sur place, il faut reprendre les bonnes habitudes (je vous laisserai déduire le message subliminal), c’est pas si rapide que ça. Puis un bon plat bien épicé pour faire passer les constipations aériennes; Quelques siestes pour se mettre à l’heure thaï (+ 6 heures en hiver, + 5 heures en été), et le tour est joué.

 

  • Ensuite les projets.

Hier je suis allé visiter l’immeuble que l’on va louer. Je ne pouvais espérer mieux (en fait, je m’attendais à beaucoup moins bien pour beaucoup plus cher!). Je résume: 4 étages plus une grande terrasse au 5ème (étage de 35 mètres carrés environ), des petits balcons à chaque étage, une grande cuisine, deux salles de bain, et une porte vitrée coulissante à l’entrée, parfait pour ce que l’on veut faire. Le tout en parfait état avec une belle vue sur Bangkok (bon évidemment pas au rez de chaussée la vue).

Le juste prix??? ….. Allez, un petit effort …. Non, moins …. Encore moins: 8 000 THB, c’est à dire 200 euros / mois.

Emménagement prévu dimanche prochain, soit dans 6 jours. Ensuite, il restera le plus gros à faire: tout installer, et s’intégrer…

 

PS: Bonne fin d’hiver à tous. (Ah mince, il est même pas encore commencé officiellement! Hahaha)

 




Mise à jour.

9102010

Aucun titre ne pourrait mieux correspondre après une si longue absence. Du coup, cela risque d’être un peu long, mais bon, quand il faut y passer…

Dans le dernier article, j’étais dans mon appart à Suphan buri. Ca me semble bien loin tout ça. On y est finalement resté un mois, puis on est rentré sur Bangkok. Il ne restait à Seb que 2 semaines avant de rentrer en France, trois pour moi. Pour finir en beauté, on est retourné une semaine à la plage, sur Koh phangan. L’album photo joint vous parlera certainement plus, et m’évitera d’entrer dans plus de détails… hé oui, il y a des coins vraiment paradisiaques là-bas!

Pour conclure sur ce séjour passé en Asie, (enfin je devrais dire en Thaïlande si l’on excepte 2 semaines et demi passées en Birmanie), voilà un mail de Seb qui résume 8 mois en Thaïlande. C’est sympa à lire, et ça donnera une petite idée de ce que l’on peut faire lorsque l’on est longtemps en vacance, puisque certains doutent de la capacité à s’occuper en dehors du monde du Travail. C’est donc lui qui parle, et son pote, c’est moi. Il est arrivé en même temps que moi fin novembre, et l’on a voyagé ensemble jusqu’au 20 juillet à peu près. Sauf  janvier et février où j’étais en Norvège.

« Voici un résumé de ce que j’ai pu vivre durant ces 8 mois passés en Asie:

ça commence un jour de Novembre, il fait froid, le ciel est gris… Un jour plus tard il fait chaud et beau, je viens de faire dix mille km. Enfin j’y suis! Bangkok. J’ai l’impression d’être chez moi, les gens sourient et moi aussi….

Une petite journée dans la capitale puis direction le Nord de la Thaïlande avec un copain que j’avais rencontré là-bas il y a 2 ans. Chiang Mai, ville pour se faire plaisir, ses salons de massages, ses bars…une bonne mise en bouche ou un bon début si vous préférez. Ensuite, une longue route à Moto, direction Paï, le triangle d’or, pour se retrouver dans les montagnes bien paisibles. Le soir il fait un peu frais, environ 18°. Trois jours sur place pour se remettre de nos soirées à Chiang Mai, il faut bien décompresser quand même!!!!

Puis on a filé dans l’extrême Sud sur une petite ile: Koh-Lipe. Magnifique, poisson grillé tous les soirs, apéro sur la plage avec coucher de soleil version carte postale, snorkelling, … Un petit paradis. Les filles sont jolies et vous sourient (prenez-en de la graine mesdemoiselles les françaises). Les garçons sourient aussi, aux garçons aussi (oui c’est naturel et sans arrière pensée, prenez-en du grain messieurs les français)

Ensuite direction Kanchanaburi dans l’Ouest, avec le célèbre pont de la rivière Kwai, les chutes d’eau avec piscines naturelles, et des petites fiestas le soir bien sur! Il faut cul-tiver son jardin, c’est pas moi qui l’ai dit, c’est l’ami Voltaire alors moi je suis…

Pour Noel cette année, il n’y aura pas de sapin, pas de père nono et pas de cadeaux. A la place Siem riep au Cambodge, dans la ville où il y a le temple magnifique d’Angkor, des vestiges, un site énorme. Mais ils se sont fait chourer pas mal de pièces, Dont Malraux qui s’est fait chopper. J’ai moins aimé: des gens moins sympas qui en veulent surtout à ton argent, et la nourriture n’était pas bonne. En même temps c’est un pays très pauvre qui se remet tout doucement de la guerre des années 70 ou ils ont connu l’horreur et je n’ai fait que cette ville, très touristique, donc je ne connais vraiment pas ce pays. J’ai beaucoup aimé le fait ne pas ressentir l’atmosphère de Noel, pas de caddies, pas de chocolats, la guirlande c’est pas moi c’est toi!

Le nouvel an s’est déroulé sur une plage Thai, avec des cocotiers, du soleil, de la chaleur… vous reprendrez bien une part de bûche? Koh Chang, île sympathique où j’ai rencontré ma douce. Le 31 je me baignais dans les eaux chaudes et le soir grosse partie sur la plage. J’étais tranquille, j’étais pénard… Sawadee Pi Mai 2010!!!

Voilà pour mon premier mois rythmé par des visites et la fête,c’est pas mal non? Ensuite mon pote est reparti travailler en Norvège pour 2 mois, je suis donc parti au Laos pour faire mon visa de 2 mois à l’ambassade Thai. J’ai visité la capitale vraiment toute petite avec son Arc de Triomphe et ses Champs Elysées, il y a un peu de culture française car c’est une ancienne colonie. J’ai pu y manger du pain!

Après cette démarche administrative, je suis parti dans la ville de Luang Prabang, petite bourgade paisible le long du Mekong, gens très sympas, nourriture correcte, visites de temples, rencontre avec un paysan qui m’a montré tout son jardin, troc d’essence avec une jeune Lao, des moments de partage assez inoubliables et d’une simplicité! De Luang Prabang, je suis retourné jusqu’à la frontière Thai en bateau, pendant 2 jours sur le Mekong. Des paysages magnifiques, rencontre avec un américain super sympa (les américains sont cool, c’est leur putain de gouvernement qui… comme chez nous… comme  partout… fout la merde.)

Retour en Thaïlande, et oui il faut bien rentrer chez soi, dans la ville de Chiang Mai pour un apprentissage de la Langue Thai. Quatre semaines de cours, 2h de cours par jour avec un prof assez rigolo. Au début le cerveau a chauffé un peu après plus de 10 ans d’absence sur la scène scolaire, ça ne revient pas comme ça. En dehors des cours, j’expérimentais mon Thai dans la rue avec plus ou moins de succès. La difficulté: je parlais plus que le simple touriste donc ils me parlaient comme s’ils parlaient à un Thai. A la guesthouse où je logeais, je parlais anglais et français: rencontres avec des anglais, des irlandais, gallois, américains, polonais, chiliens, allemands, avec le monde quoi! Les plus dur à comprendre: les British surtout les irlandais, avec un accent incompréhensible rythmé par des FUCK à gogo… au secours!!! Peuvent pas dire putain comme tout le monde! Sur les coups de 17H, je faisais mon jogging quotidien, après 1 mois à absorber des litres de bières il fallait bien faire une mise au point! Le soir j’allais manger sur un marché avec plein de petites gargotes, de soupes de nouilles, de poulets grillés, de salades de papaye, de brochettes de porcs au caramel, de mangues au riz gluant avec lait de coco, des shakes de fruits et j’en passe… J’en salive rien qu’à y penser.

Après avoir passé 1 mois dans cette ville,  je retournais sur Koh Chang pour revoir ma copine. Une semaine avec ma douce avant d’aller chercher des amis à BKK (Bangkok pour les non initiés) et leur faire découvrir les plaisirs du pays, plages et cocotiers, poissons et crustacés, ballades en moto, resto, bars à gogo, … c’est la moindre des politesses!!! Deux semaines plus tard, retour au pays France de mes amis. Moi je reste et pars au pays des merveilles avec Alice, non avec Pierre mon pote qui vient de finir sa saison en Norvège. La Birmanie, pays gouverné par la Junte militaire qui fait souffrir le peuple birman en les maintenant dans la peur. Les gens ne peuvent pas parler librement sous peine d’être emprisonnés, ou condamnés aux travaux forcés. J’ai vu des enfants d’une quinzaine d’année casser des cailloux, faire bouillir du goudron dans des tonneaux sans aucune protection en plein soleil 15hrs par jour. La junte est soutenue par la Chine, les USA, la France, l’Inde… Tous ont des intérêts économiques dans ce pays très riche en pétrole, tek, et pierres précieuses.

Arrivée à Rangoon, ancienne capitale, ville très indienne. Visite de la pagode Shwedagon, architecture impressionnante et belle. Sinon pas grand chose à y faire: ville sale, trottoirs défoncés, beaucoup de monde dans la rue, trop indien à mon gout.

Départ pour le Lac Inle, à 600km au nord, en car. Compagnie privée pour éviter de donner de l’argent à ces porcs de dirigeants: 16H de trajet pour arriver à destination. Trop dur mais ça en vaut la peine: village totalement hors du temps, paysages grandioses. On loue des vélos et on se ballade dans les rizières, le long du canal, des femmes se lavent dedans avec leur vêtement traditionnel, les buffles s’y rafraichissent aussi. Images hors du commun, je ne sais plus à quelle époque je suis!!! On s’arrête sous une paillote en bambou (pas celle de Francis!), espèce de petite échoppe ou il y a un peu de tout à vendre. On commande du thé. Le patron, très accueillant et d’une extrême gentillesse, nous l’amène dans un « pichet » qui n’est autre qu’un ancien bidon d’huile de moteur. Ca si c’est pas du recyclage! Il nous apporte aussi des galettes de riz soufflé, et nous discutons avec lui. Quand nous lui demandons l’addition, il nous répond tout simplement que c’est gratuit. On insiste mais il ne veut pas d’argent, il était très content de pouvoir discuter avec nous, content de partager.

Le lendemain nous partons sur un petit bateau en direction du Lac avec notre guide. Il est tôt, le soleil se lève et… quelle beauté! On passe dans un marché, les vendeurs en habits traditionnels font 15-20km de marche pour venir exposer leur marchandise, d’autres on la chance de posséder  une carriole tirée par un boeuf ou un animal dans le genre. Je suis à des années du monde occidental, pas de portable, pas de voitures, pas de panneaux publicitaires… en d’autres termes pas de merdes qui polluent et assujettissent le cerveau de l’Occidental (ce n’est que mon opinion). Bref je me sens bien, je suis heureux de découvrir ce monde-là. Rencontres dans les villages avec les autochtones. Toujours très bien accueillis, sourires, curiosité. Visite d’une distillerie d’alcool de riz, version birmane style contrebande. On se torche 1L avec Pierre et on en ressort bien chauds. On aurait pu en torcher un deuxième mais notre guide n’avait pas soif. Le soleil cogne lui aussi, on fait quelques autres visites de fabriques mais moins intéressantes car elles sont destinées aux touristes, donc ils veulent nous vendre leurs produits mais on résiste: je ne paye pas 5 fois le prix, ni en France, ni ailleurs.

Ensuite départ pour ce qui sera l’un des pires transports de ma vie dans un bus de 30 personnes mais en contenant 3 FOIS PLUS!!! Serrées comme des sardines à l’avant du bus pendant 8H, je croyais ne jamais arriver à destination. Une route sans fin mais personne ne se plaint. Enfin les montagnes de Kyaukme où vivent les Shans, communauté chinoise, qui cultivent le thé. Trek en moto pendant 2 jours dans la nature; traversées de villages avec le thé offert dans toutes les maisons où l’on s’arrête; nuit dans une maison traditionnelle sans lit, on dort à même le plancher, on s’en fout, on est dans un endroit paisible; la cuisine se fait dans la même salle, donc le matin réveil avec les yeux rouges car ça fume dans la piaule. Et oui y a pas le gaz, c’est petit feu de bois! Petit déjeuner: soupe de feuilles, riz vapeur, omelette super salée. Déjeuner: Pareil. Dîner: Pareil. Les gens mangent toujours la même chose et en 10min. La bouffe c’est un besoin, pas un plaisir ici. Ils bouffent aussi sans arrêt un tabac à mâcher avec de la chaux. Dégueulasse et la gueule des chicots après ça….

De Kyaukme nous partons pour Bagan, une cité où il y a plus de 4000 temples. Transport horrible aussi, dans un petit bus de 15 personnes mais on est 30. On est serré, y’en a sur le toit, la route est pourrie! Mais par contre une fois arrivée, c’est le top: ballade en vélo dans la vielle ville, beaucoup de temples, de vestiges, des gens super sympas. Il faut savoir qu’il y a quelques années les gens vivaient dans la vielle ville mais se sont fait virer par la junte. Les seuls autorisés à rester sont pour le commerce touristique. (enfoiré de dirigeants: comme chez nous). Encore des paysages magnifiques et le rythme de la vie toujours aussi paisible, tout le monde à vélo, et de jolies birmanes…

Puis nous décidons de partir pour la mer et les plages de la côte Ouest. Pour cela nous devons repasser par Rangoon. Pendant le trajet nous passons dans la nouvelle capitale: horrible, des grands boulevards mais très peu de voitures, c’est ici que ce cache le gouvernement, à l’abri du peuple birman en cas de révolte, les lâches. Arrivée à la station de bus, les tarifs sont trop élevés, le chauffeur de taxi veut se prendre sa com sur notre transport, on doit payer le double. Il rêve ou quoi? Je rentre en Thaïlande le jour même.

On est déjà début Avril. Les manifestations des Chemises Rouges commencent très pacifiquement, musique à fond et défilé dans les rues de BKK. On décide Pierre, sa copine, la mienne et moi d’aller passer le nouvel an Thai à Chiang-Mai pour ce qui sera un nouvel an de folie sur 3-4 jours. Tout le monde se jette de l’eau dans une bonne ambiance de fête, chose impossible en France où cela partirait tout de suite en bagarre…

Ensuite je suis invité dans la famille de ma copine dans l’Est de la Thaïlande à la frontière avec le Laos. Pierre doit faire son visa, il me rejoindra plus tard. Arrivée dans la famille, ils sont très timides. Toute la famille vit ensemble, de la grand-mère aux petits enfants, les vieux s’occupent des enfants et ne sont pas abandonnés dans des hospices comme en Occident. Mes journées sont rythmées par la bouffe, je mange jusqu’à 5 fois par jour!!! Je mange beaucoup de stiky rice, plat de base dans cette région ou l’on cultive le riz. Je mange aussi des choses assez inhabituelles comme de la salade de fourmis rouges (très bon), des vers (pas très bon car gluant), des sauterelles grillées (assez bon ça ressemble à un gâteau apéro), des coléoptères grillés (pas très bon). Une vie vraiment tranquille: parties de cartes, de badminton, plantage de légumes, pêchage de poisson, buvage de bière… Quand je vais au marché, je suis un peu la curiosité du coin. Les gens sont très sympas mais la communication est difficile car ils parlent Lao (région Issan frontalière avec le Laos) et je ne parle qu’un petit peu le Thai qui est différent du Lao. J’assiste aussi au mariage du cousin de ma copine: Ca commence dès 6H du matin, à 8H du mat on me sert un Whisky Coca. Fête avec orchestre, danse traditionnelle et je dois m’y mettre, j’ai pas le choix! J’ai vécu une expérience exceptionnelle, une vie à la thaï dans la campagne profonde.

On rentre sur BKK, ma copine doit travailler. Ca chauffe, couvre-feu, état de guerre, ça brûle, mais il n’y a rien à craindre pour le touriste du moment qu’on ne va pas dans la zone de conflit. Ensuite on va passer quelques jours à la mer, direction Koh Samet à 4H de BKK. On se retrouve dans un petit coin de paradis: jolies plages avec bungalow camouflé par les arbres en harmonie avec l’environnement. Baignades, lecture, apéro… je fais mon job à plein temps!!!

Puis on décide d’aller se prendre un appart pour 1 mois dans la ville de la copine de Pierre. Les gens sont cool, petites visites dans les alentours, … et il y a la coupe du monde de foot ou l’on rit beaucoup avec l’équipe de France! Les Thaïs aussi. Pacman est de la partie, et jeu de cartes aussi (putain je perds du pognon aux cartes!!!). Heureusement il y a le Badminton, on court, on souffle, on a chaud, on rit, on vit. Un jour si vous rencontrez Benmore sur votre route (un whisky thaï) esquivez-le, il est dangereux: perte de contrôle assurée, trou noir garanti. Pierre t’en reprendra bien un petit pour la route?

On repart ensuite sur une ile: Koh Phan Ngan. Une ile superbe, des cocotiers partout, de belles ballades en moto avec nos copines, du snorkelling avec des coraux magnifiques, des restos de poissons et toujours de la bière bien sur! Une des plus belles îles de Thaïlande. Ne pas y aller en haute saison, ou quand il y a la Full Moon Party, car là c’est mort: trop de touristes cachetonnés qui font n’importe quoi, la plage qui devient dépotoir, …

Je rentre sur BKK. C’est déjà la fin, je dois rentrer en France. J’en ai pas envie. L’occident me dégoute, son mode de consommation à outrance est nuisible à l’être humain. BKK-Le Caire-Paris-Nantes, c’est fait je suis rentré. Je ne me sens pas à ma place dans ce pays, maintenant je suis encore plus décalé. Je ne veux plus vivre ici. »

 

Merci Seb, je n’aurais pas fait mieux! Pour ma part, je suis retourné en Norvège pour attaquer une nouvelle saison. Après 6 jours là-bas et un problème de logement, je retourne finalement en France. En intérim, à l’usine, de nuit, comme au bon vieux temps.

Prochain départ, début février, départ que j’espère définitif.

Koh Phangan
Album: Koh Phangan
Un endroit fort symphatique si l'on sait ou aller.
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Enfin chez soi.

11062010

Ce séjour prolongé en Thailande ne s’apparente plus à du voyage ni à des vacances. Cela ressemble plutôt à un début de construction d’une nouvelle vie, dans un monde différent. Certaines choses que les touristes « courte durée » n’ont pas le temps de réaliser, apparaissent, comme les problèmes liés à l’expatriation par exemple. Je vous rassure, rien de bien méchant, mais cela donne matière à réflexion (J’avais déjà évoqué brièvement le sujet des visas par exemple).

 

Comme ça fait quand même quelques bouteilles de bières que je suis en Thailande avec Seb, pour varier nos habitudes, et s’offrir un peu plus de confort à moindre coût, on a loué un appartement. Tout équipé, 2 chambres, salle de bain, salon, internet, TV, clim, et un petit nécessaire pour cuisiner (au moins les petits dèj!). Du grand luxe par rapport à nos habitudes de routard sale et mal rasé.

Nous nous sommes installés à Suphan Buri, à environ 150km au nord ouest de Bangkok. Une ville de taille moyenne, ni trop petite, ni trop grande, et la campagne à proximité. Je n’en dirai pas plus sur le choix de cette destination, préférant laisser libre court à vos imaginations.

Toujours est-il qu’on est bien installé. J’ai même eu un tout petit peu de plaisir à aller dans une grande surface Thai pour acheter 2-3 choses utiles. Bon, bien sûr les grandes surfaces thai sont presque vides de gens (par exemple, on ne fait pas la queue à la caisse), et au bout d’une heure, j’étais quand même très pressé d’en sortir, malgré la taille raisonnable de ce supermarché.

Concernant l’arrivée de la mousson, elle arrive vraiment tout doucement, ce qui rend les choses très vivables. La chaleur est un peu moindre qu’en mars/avril/mai, et une grosse pluie d’une heure ou deux tous les 2/3 jours vient rafraichir un peu l’air ambiant. Il pleut apparemment un poil plus en juillet/aout, avec un pic de jours de pluie en septembre. Bref, pour le moment l’unique différence réside à mon sens dans la légère augmentation du taux de moustiques au mètre carré.

Bon vendredi à tous.




Article spécial.

25052010

Ci-joint avec les petites infos suivantes, un album photo.

Des photos prises avant-hier après-midi depuis Ratchaprasong. Ratchaprasong, le quartier riche de Bangkok, avec des centres commerciaux tous plus grands les uns que les autres qui se chevauchent. Des panneaux publicitaires immenses, et des écrans géants viennent colorer le tout. Manhatan dans un pays pauvre.

Mais pendant 1 mois et demi, Ratchaprasong a été le principal lieu de regroupement des fameux tee-shirts rouges, dont vous avez sûrement entendu parler.

La semaine dernière, Ratchaprasong était aussi le lieu de violents affrontements entre l’armée et les « rouges », faisant plusieurs morts (surtout chez les rouges).

Mercredi 20 mai 2010, Ratchaprasong était également le lieu de toutes les attentions en Thaïlande et autour du globe, puisque des épaisses fumées noires s’en échappaient. Ces fumées noires provenaient de nombreux pneus brûlés, mais aussi ce jour là, du « Central World » (Un des plus célèbre centre commercial ici), d’un grand cinéma, et de plusieurs autres bâtiments qui sont partis en « fumée » (39 au total dans toute la capitale, dont la bourse de Bangkok). Après avoir lu et entendu un paquet de conneries sur ce qui s’est passé en Thaïlande depuis le 12 mars 2010, et comment ces événements ont évolué jusqu’à une brève pause depuis ce jeudi 21 mai, je voudrais exprimer mon point de vue, accompagné de quelques pronostiques personnels en tout genre.

D’abord, pour situer brièvement les différentes couleurs qui se sont opposées, et qui s’opposeront encore en Thaïlande, en voici un petit récapitulatif:

  • Les jaunes (appelés aussi  » les royalistes » même s’ils ne sont ni plus ni moins royalistes que les autres). C’est un gouvernement à sens unique, le sens de l’argent. Ce sont les riches thaïlandais, entre autre ceux là même qui peuplent le quartier de Ratchaprasong. Vous êtes en train de constater les effets de ce type de politique en Europe, ou aux États-Unis (Enfin les grecs eux s’en rendent bien compte en ce moment, et si vous n’êtes pas encore convaincus, je vous invite à ne pas patienter très longtemps). Mais en Thailande, la situation est bien moins avancée, et de mon point de vue de touriste longue durée, je n’ai rien contre les jaunes. Les jaunes sont représentés par le 1er ministre Thaï: Abhisit Vejjaajiva.
  • Les rouges (appelés aussi « les tee-shirts rouges). ils représentent quasiment tout le reste du pays, notamment le nord et l’est plus traditionnel, plus pauvre, plus agricole (enfin presque intégralement agricole). Bref, des gens qui aimeraient un peu plus de justice dans ce chouette pays qu’est la Thailande. Les rouges sont soutenus par Thaksin Shinawatra, milliardaire et ex-premier ministre exclu de Thailande pour détournements de fonds lourds.
  • les roses, ce sont les jaunes qui se sont déguisés afin de manifester pacifiquement et sans provocation contre le blocage de Bangkok par les rouges!
  • Les multicolores. Ce sont les gens qui en ont eu marre du blocage sur Bangkok et qui se sont rassemblés pour manifester leur mécontentement. Ce sont des jaunes, des gens « sans couleurs », des touristes, …  Ils ont été rejoints dans le multicolorisme pendant un moment par les rouges qui voulaient éviter d’être pris trop facilement pour cible par l’armée! Rigolo non?
  • Les verts, Seb et moi, avec comme slogan: « Manger des légumes, c’est bon pour la santé ». Mais ils n’ont pas été nombreux à rallier notre cause en Thailande malheureusement. (Faut dire aussi que nous n’avons jamais manifesté pour ne pas semer plus de troubles, d’autant que nous n’avions ni l’un ni l’autre de tee-shirt vert)

Ensuite pour continuer dans la brièveté, je voudrai rappeler l’origine du gouvernement actuel: (ATTENTION: chronologie historique TRÈS résumée! ) Thaksin a été déchu du pouvoir en décembre 2006 alors qu’il était à l’étranger pour une conférence. L’armée qui a pris le pouvoir, instaure une autorité provisoire fidèle au roi. Ils organiseront des élections en décembre 2007, remportées par les rouges. En décembre 2008, alors que les rouges étaient au pouvoir, les jaunes mécontents manifestent dans la capitale, et prennent d’assaut l’aéroport international de Bangkok. Après quelques semaines de panique en Thaïlande, le premier ministre rouge démissionne. Il n’y a pas eu de mort pendant ces événements, l’armée n’a pas été envoyée, et la situation a pu rentrer dans l’ordre. Les jaunes ont donc récupéré le pouvoir par un coup de force en décembre 2008. Depuis le 12 mars 2010, les rouges se soulèvent contre le gouvernement jaune. Jusqu’au 10 avril, tout se déroulait presque sans encombre. Le 10 avril (je suis parti sur Chiang mai pour fêter le songkhran), Abhisit Vejjaajiva envoie l’armée et des chars (que j’ai vus de mes yeux) afin de déloger les rouges. Bilan: plus de 20 morts. Le 20 mai, la seule solution entrevue par le gouvernement est d’envoyer à nouveau l’armée pour en finir avec le blocage de ratchaprasong. Bilan: encore des morts, et des blessés. Des bâtiments brûlés de colère par les rouges. Entre temps, plus d’une centaine de personnes ont été « blacklistés » en Thaïlande pour être sûr qu’elles n’apportent pas leur soutien (financier) aux leaders rouges. Les derniers manifestants rouges n’avaient plus de ravitaillement (comprenez: plus de nourriture) depuis de nombreux jours. Un total de plus de 60 morts, et des centaines de blessés. Le soir du mercredi 20 mai, des débordements ont explosé dans toutes les grandes villes de Thaïlande suite à la colère générale de tous les sympathisants rouges. Pour le moment, le blocage sur Bangkok est fini, mais je ne serai pas étonné de voir des attentats se propager dans le pays. Hé oui, on ne se débarrasse pas  d’un peuple révolté en envoyant l’armée.

Je ne suis pas journaliste. Je ne connais pas très bien la politique thaïlandaise. Mais il est évident que le gouvernement aurait dû démissionner de lui-même (comme l’avait fait son prédécesseur) afin de débloquer plus rapidement la situation, d’éviter autant de morts, et d’organiser de nouvelles élections. Ceci n’est pas contestable. Je ne sais pas comment ont été relaté les événements en France (même si j’en ai une petite idée), mais un message très clair en ressort (pour ma part en tout cas): LA TÉLÉVISION EST DANGEREUSE. N’OUBLIEZ PAS DE RÉFLÉCHIR AVEC VOTRE PROPRE TÊTE (si si, c’est possible!).

Si vous n’aviez pas perçu les événements de cette façon, alors tâchez d’y réfléchir à nouveau. Si vous ne vous êtes pas intéressé à ces événements du tout (ce que je peux comprendre), alors tâchez au moins de vous intéresser à la crise américaine et européenne, car elle je vous le promets, ne va pas vous manquer.

Avis d’un SDF autour du globe.

 

Emeutes Bangkok
Album: Emeutes Bangkok
Un pays en guerre? Un avant gout des pays occidentaux d'ici peu? Ou simplement des images surprenantes d'un des pays les plus touristiques au monde? Je vous laisse juge...
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Un rapide bonjour du Laos.

5052010

Mon pote Seb passe quelque temps dans la famille de sa copine dans l’Issan, et ils m’ont proposé de passer. Un rapide coup d’oeil dans mon agenda inexistant me permet de me libérer instantanément de mes contraintes inexistantes (à l’exception des visas), et hop en avant pour l’exploration de l’est de la Thailande (partie encore très traditionnelle et rurale appelée Issan). Il me fallait juste, avant, passer faire mon visa touristique au Laos.

Je pensais partir sur Vientiane comme je l’avais dit précédemment. Mais avec Seb vers la ville de Ubon, et de mauvaises informations, je suis parti sur Pakse, au sud du Laos, pensant trouver là-bas un consulat Thai. Cela m’aurait permis de retrouver Seb par la suite sans avoir à parcourir de trop longues distances. Mais juste après avoir passé la frontière Thai (Je suis donc dans un « no man’s land » puisque pas encore au Laos), je demande quand même à un officer qui m’apprend qu’en fait le consulat thai le plus près est celui de Savannakhet car il n’y en a pas à Pakse! Au lieu de rentrer au Laos, je suis finalement reparti sur Ubon, croyant avoir récupéré 15 jours de visa (soit une permission de séjour jusqu’au 10 mai, au lieu du 01 mai), et je suis allé rejoindre Seb quelques jours (l’endroit ou il se trouve me rapprochait de Savannakhet).

Pour situer un peu plus la « bourgade » de ban Huana, c’est environ à 80km au nord de Ubon, vers la frontière Laotienne. Le tout petit bled le plus gros vers là-bas s’appelle Khemmarat, mais je suis encore à 20km de là. Bref, perdu dans le fin fond de la campagne thaïlandaise. Nourri, logé, blanchi, le programme consiste en sieste, pêche à la ligne, parties de carte, leçon de Thai chaque matin, et badminton en fin d’après-midi. Rarement couché après 22hrs, et tout le temps réveillé à 5hrs par les coqs, ici douche avec jarre/gamelle dans le jardin, et WC à la turc avec gamelle également. On se fait très vite à la simplicité de la vie.

Puis hier, je pars enfin du fin fond de nulle part pour Mukdahan. Mukdahan est la ville frontalière avec Savannakhet mais côté Thailande. Au moment de passer l’immigration thai, j’apprends que je n’avais pas récupéré 15jours de visa, et que j’ai du coup un « overstay » à payer (taxe pour chaque jour de dépassement de la permission de séjour). Je ne suis pas très content, surtout que le temps perdu ici m’a fait arriver trop tard pour pouvoir faire ma demande de visa au consulat le jour même. Il faut que je revienne le lendemain. Mais comme ils sont fermés le lendemain (c’est à dire aujourd’hui) il faut que je patiente encore! Je suis donc bloqué à Savannakhet au Laos. Normalement je dépose mon passeport un matin, et je récupère mon visa le lendemain après-midi, mais il y aurait une possibilité monnayante d’obtenir un visa express en 30mn… Je vais tenter cette possibilité, parce que Savannakhet n’est pas la ville rêvée pour séjourner 4 jours! J’avoue que je suis impatient de retourner dans ma campagne…

Voili, violon. Au moins cette mésaventure m’aura permis de mettre mon blog à jour.

PS: Petite précision concernant les permissions de séjour et les visas en Thailande parce que je sais pas trop si c’est bien compréhensible tout ça…

Un passeport français permet d’obtenir gratuitement (et donc sans visa) une permission de séjour sur le sol thaïlandais de:

- 30jours en arrivant par voie aérienne

- 15 jours par les frontières terrestres (à condition de franchir le no man’s land, et de rentrer dans le pays frontalier)

Il est également possible de faire faire un visa touristique payant de 2 mois mais on ne peut pas le faire sur le territoire thaïlandais. Donc une fois la permission expirée, il faut sortir du pays, puis y re-rentrer directement en récupérant 15 jours, ou aller faire faire un visa touristique dans un consulat. D’où ma visite éclair au Laos. (Il serait aussi possible de se payer un aller-retour en avion pour récupérer 30jours mais ce n’est financièrement pas intéressant du tout!)


PS2:
Mes excuses pour les commentaires, je suis vraiment à la bourre pour les réponses, mais je me rattraperai!




Pour le plaisir…

23042010

Une petite photo de Koh Phangan où j’ai passé quelques jours avant de partir en Birmanie. Pas de quoi faire un album, mais j’aime bien celle là:

 

PS: un petit ajout dans temps a perdre, pour ceux qui en ont…




Mise a jour.

22042010

Quelques petites nouvelles depuis le temps. Je ne suis pas très assidu en ce moment, un manque d’inspiration certain me possède.

Je suis retourné sur Bangkok, ville que j’apprécie de plus en plus. Plein de choses à faire, de quartiers à découvrir, la vie ne s’arrête jamais ici. Je maitrise de mieux en mieux les moyens de transport, même si la situation actuelle avec les tee-shirts rouges ne facilite pas les déplacements dans la mégalopole. Un petit aller-retour sur Vientiane au Laos, afin de faire faire un visa pour la Thailande, est prévu la semaine prochaine. Sinon, depuis mon retour de Birmanie, un évènement majeur quand même, a eu lieu sur Chiang-mai (nord de la Thaïlande): Le songkran, traduisez « festival de l’eau ». C’est le nouvel an boudhiste, qui est célébré aussi au Laos, au Cambodge, en Birmanie, et certainement dans d’autres pays aussi. Pendant 5 jours, dès que vous mettez un pied en dehors de votre chambre, vous vous retrouvez trempé des pieds à la tête! Sachet plastique obligé pour les cigarettes et l’argent, et photos impensables dans ce contexte. De partout dans les rues, les gens s’arment de gros bidons remplis d’eau, ainsi que de seaux, ou de pistolets à eau (souvent les 2!) et tous les passants et les scooters sont les cibles à atteindre. Ajoutez à cela des pick-up chargés de combattants redoutables, et de bidons auxquels ils ajoutent des glaçons pour pimenter un peu le jeu, et vous obtenez un gros bordel où tout le monde s’amuse du matin au soir, complêtement trempé, ce qui avec la chaleur est finalement bien agréable. La nuit, on espère quand même pouvoir sortir et rester un peu au sec, mais ce n’est même pas toujours possible. Le tout dans la bonne humeur, bref que du bonheur! Je recommande vraiment.

Voili, mes occupations sont au minimum en ce moment, ce qui m’a poussé à la décision d’apprendre le thai. J’ai donc investi dans un bouquin, et un bon dico, et j’essaie de me tenir à une heure par jour. Le parler n’est pas trop compliqué en apparence, si l’on excepte les 5 tons différents. C’est à dire qu’un même mot avec la même orthographe, et la même prononciation phonétique, pourra avoir 5 sens différents selon le ton qu’on lui donne! Les nuances ne sont pas toujours faciles à cerner. le second problème, ben c’est l’écriture! Avec 44 consonnes, 32 voyelles, et les 5 tons, cela fait un sacré potentiel de combinaisons, ressemblant à cela: เพื่อแสดงผลการค้นหาที่เกี่ยวข้องกับคุณมาก ที่สุด. Mais je m’améliore doucement.

Et un petit mot pour ceux qui regardent trop la TV: les manifs à Bangkok se déroulent plutôt pacifiquement, même si la situation menace d’empirer. Ma vie n’est pas en danger, je vais bien, et mes vacances ne sont en rien dérangées.




Carte Birmanie (Myanmar)

7042010

Comme d’hab, une petite carte afin de donner une petite idee du parcours. Le point « pas 5″ correspond au village de pecheur ou on aurait du aller!

 

PS: Toutes les photos ont etes mises a jour. J’ai du le faire en 2 fois car il y en avait pas mal d’un coup.